mardi 16 septembre 2008

Le PS va bien, et pour qu’il aille encore mieux je signe la contribution « Besoin de gauche » !

1 Le Parti Socialiste va mieux que ce que beaucoup disent : les 21 contributions générales en donnent la preuve.

La diversité et la richesse des approches montrent la richesse des ressources
Au-delà même du Congrès de Reims, des textes comme « Urgence sociale », « Brêves de campagne » ou « Socialistes, altermondialistes, écologistes » enrichissent notre réflexion et nos débats
Un seul parti , des sensibilités !
Comme le disent les « gauchistes » Hamon et Emmanuelli, « pas de faux débats »
le PS est réformiste et social-démocrate, et se place dans le cadre d’une économie de marché régulée par l’intervention de puissances publiques
le PS est internationaliste et pro-européen
le PS veut réduire les inégalités, et pour cela redistribuer les richesses et promouvoir l’exercice réel de droits sociaux et individuels

2 Mais des questions importantes sont à trancher et des priorités à définir

Pour moi, nous devons oublier les « urgences » sociales, politiques ou économiques du moment. Elles ne sont pas entre nos mains : en France, l’agenda est la reconstruction en vue de 2012 ; pour l’Europe, nous devons faire nôtre le programme du PSE – nous ne saurons probablement pas faire mieux ;et en tout cas pas faire accepter à nos partenaires socialistes européens quelque lapin tiré de notre chapeau.
Se dégagent donc 2 champs de travail pour le PS :
Définir notre modèle économique
Si nous avons du mal à convaincre face aux demi-vérités sarkozystes, c’est peut-être que nous manquons d’une véritable vision de notre conciliation des aspirations matérielles individuelles et égoïstes avec les enjeux de développement humain et de durabilité écologique.
L’ « a-croissance » d’Utopia est-elle envisageable ? A défaut quel modèle de croissance « sobre » en matières et en énergie permettra-t’il de concilier « Pour un socialisme écologique » et « D’abord redistribuer les richesses » ?
Ce choix de modèle permettra (et seulement ensuite) de préparer un programme de gouvernement cohérent
Engager et structurer le PS dans un travail de fond, déconnecté du choix d’un candidat à la présidentielle
« Aux militants » pose le problème plus durement que d’autres : l’heure n’est pas à la désignation d’un candidat ou au choix d’un programme, avec maintien d’un fonctionnement erratique.
Nous n’avons pas besoin de nous mettre d’accord à Reims sur le programme de 2012, ni sur celui qui le portera : nous avons besoin de désigner l’animateur et le programme de travail.

3 Choisir « Besoin de gauche » : des raisons nationales et locales

La contribution : une méthode, pas un programme
Seule la contribution « Besoin de gauche » propose une méthode pour nous reconstruire ensemble, plutôt qu’un catalogue de mesures ou une protestation vouée à l’échec.

4 objectifs de travail :
Définir un nouveau modèle de développement
Promouvoir l’égalité réelle
Réaffirmer notre engagement européen
Reconstruire le PS

Une méthode :
sept ateliers ou conventions thématiques, ouverts à l’extérieur du PS, structurant la production des sections et préparant notre programme pour 2012
des primaires en 2011 pour désigner le candidat qui le portera
Un futur Premier Secrétaire « animateur », et plus si affinités
Le choix de cette contribution, ce n’est pas refuser ou redouter la désignation de Martine Aubry, Bertrand Delanoë ou d’une autre personnalité d’envergure comme Premier Secrétaire. C’est au contraire la souhaiter, pourvu:
que sa personnalité unisse plutôt qu’elle ne divise le parti ;
que cette personne fasse de l’animation de notre travail collectif sa priorité pour mener à bien la préparation du programme ;
qu’elle s’engage sur l’organisation de primaires en 2011.

Localement, des militants décidés à construire dans la section, et pas à côté.
Dans les 2 dernières années, j’ai vécu avec frustration l’absence de travail intellectuel dans le cadre de la section. Je n’ai pas adhéré au PS pour distribuer des tracts que je ne comprenais pas, ni pour aller ailleurs réfléchir aux mesures proposées par nos candidats !
Il est donc temps de remettre en place dans la section un travail en petits groupes et par thème permettant d’à la fois :
enrichir la réflexion individuelle
produire collectivement
connaître et accepter nos nuances.
Les réunions provoquées par Emmanuel Borde et Claire Davy le samedi matin ont préfiguré, par leur ouverture à des militants d’horizons ou de convictions diverses, et plus récemment par l’approfondissement de thèmes (Europe, production et redistribution, société durable…) ce mode de fonctionnement.

Pierre Dorémieux

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