Les dernières élections présidentielles ont été pour moi non pas l’échec d’une candidate, mais l’échec du PS à proposer un programme répondant vraiment aux préoccupations des Français. Cette échéance a confirmé ce que je pressentais depuis bien plus longtemps, et qui est d’ailleurs régulièrement reproché au PS : le parti semble s’être peu à peu enfermé dans sa tour d’ivoire et déconnecté profondément de son électorat.
C’est pourquoi je souscris pleinement au programme de travail proposé par la contribution « Besoin de gauche » portée par Pierre Moscovici, qui affirme, entre autres, que le PS doit se construire comme un « parti-réseau, qui associe en permanence les citoyens et les associations à ses définitions programmatiques (…) autour de telle tâche, ou de tel ou tel projet », et élaborer un programme électoral réellement solide avant de mettre en avant une personnalité pour le porter.
Le PS reste pour moi le seul parti de gauche à pouvoir porter à la tête de l’Etat l’espoir d’un nouveau modèle de développement et d’une égalité réelle portée par de nombreux mouvements sociaux, qu’ils soient associatifs, syndicaux, ou tout simplement citoyens, et doit donc prendre ses responsabilités vis-à-vis d’eux en leur proposant une collaboration efficace.
Cécile Flaugère
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire